Cette semaine, une stagiaire m'a causé bien du soucis. Par chance, mon «calvaire» fut de courte durée!
Dans un premier courriel, elle me demande des infos pour un contact dans la ville où elle se trouve, ou pour quelqu'un qui pourrait l'aider quant à son hébergement. Je réponds rapidement, lui témoigne de mon inquiétude. Elle réplique avec la même rapidité: il y a eu «dispute» avec la personne qui l'héberge et craint de se retrouver à la rue. Je tente de contacter mon contact (j'ai laissé un message téléphonique, mais je n'ai pas eu de retour d'appel), je rédige un courriel à l'enseignant associé (je me rends compte que je n'ai pas son #), je fais quelques recherches sur Internet pour un logement abordable, vérifie le prix des chambres d'hôtel...
Finalement, tout est rentré dans l'ordre! Les «colocataires» ont fait la paix. Et l'EA m'a répondu assez rapidement, il fut mis au courant (par moi ou la stagiaire?) et pouvait l'aider si une autre chicane survenait... J'étais rassuré. Ouf.
La morale? Un superviseur peut se sentir bien inutile dans ce genre de situation. Mais justement, une situation comme celle-ci risque moins d'arriver au Québec, lors d'un stage plus traditionnel.
Autre constat: la supervision à distance implique que la personne stagiaire doit avoir une certaine confiance envers son superviseur. Si la stagiaire ne m'avait pas fait signe et que ça s'était mal terminé pour le logement, aurait-elle eu l'«aide outre-mer» nécessaire? Dans ce cas-ci, l'EA a bien réagi (et la stagiaire est pleine de ressources), mais bon, on ne sait jamais.
Peut-être qu'il faudrait insister sur l'importance d'un plan b lors des stages à l'étranger. Ainsi, un plan b, ce n'est pas juste bon pour la planification!
1 commentaire:
Je me permets de commenter ce billet et de dévoiler l'identité de la stagiaire en question : moi!
En fait, après quelques jours de malaise, je me suis décidée d'arrêter de tenter de gérer cette situation seule. Je ne voulais pas embêter les autres autour de moi avec ce problème. Puis, au bout d'un certain moment, je voyais que je n'étais plus capable de me concentrer, d'être moi-même et je manquais atrocement d'énergie, Le tout affectait directement mon efficacité en stage. Ainsi, j'ai décidé d'en parlé avec mon EA, qui m'a demandé ensuite si j'avais un plan B. Je lui ai répondu : l'hôtel. (*Mon père m'avait donné son feu vert).
Mon EA m'a alors dit que si les choses empiraient encore ; d'y aller et de contacter mon superviseur pour savoir s'il existait d'autres ressources.
** Mon EA m'a aussi mentionné que la dernière stagiaire québécoise qui était venue ici avait aussi connu des difficultés au niveau de son hébergement. Il m'a demandé aussi par quelle genre d'organisme nous étions soutenu dans ce voyage. Je lui ai répondu qu'aucune organisme nous avait aidé à nous placer... Bref, je crois qu'il ne faudrait pas attendre un 3e ou un 4e cas de ce genre pour réagir du côté de l'université. Je ne pointe pas le doigt sur l'université, mais je dis simplement qu'il faudrait mettre des balises pour mieux encadrer les stagiaires hors- Québec à l'extérieur des murs de l'école.
Bref, le lendemain, une enseignante, qui avait eu une conversation avec mon EA, m'a ouvert ses portes s'il y avait quoi que ce soit. J'étais (et je le suis encore) contente d'avoir un fameux plan B.
Mes leçons après tout ça: Avoir toujours un plan B, et ce,dès le départ. Il ne faut pas attendre de se «revirer» de bord à la dernière minute. Le parallèle avec les planification est très bon soit dit en passant..
- En voyage, il faut avoir des ressources diversifiées.
- Dans la vie, il vaut mieux dépendre uniquement de soi. (Pour se déplacer, sur le plan financier, pour manger, etc.)
- Il faut toujours avoir autour de nous des gens de confiance à qui s'adresser en cas de besoin (merci à mon superviseur et mon EA).
** Finalement, je voulais te remercier publiquement Matthieu pour avoir été aussi rapide dans tes interventions. Je suis désolé de t'avoir créé autant d'inquiétudes.
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