Mes stagiaires font leur dernière journée de stage aujourd'hui, mais pour moi, la correction se poursuivra durant le temps des Fêtes. Ainsi, d'autres entrées de blogue sont à prévoir.
Mais à mi-chemin de ma correction de la 2e vidéo, je dois dire que je suis assez content de la formule de rétroaction audio avec l'application Hokusai. Les étudiants semblent contents d'«entendre» ma rétroaction, mais il faudra que je les questionne davantage à leur retour.
S'ils consultent mon blogue en ce vendredi pm: bon retour au Québec, et joyeux Noël!
Alors que ses stagiaires parcourent le globe, un superviseur blogue afin de mieux comprendre ses pratiques d'encadrement et d'accompagnement à distance.
vendredi 20 décembre 2013
jeudi 12 décembre 2013
Premier retour sur une 2e vidéo
J'ai passé de la parole aux actes: je fais des «retours à voix haute».
Pour les 2e vidéos, j'avais le projet de faire mes rétroactions par un enregistrement audio, et je suis satisfait du premier résultat. C'est une collègue superviseure qui m'a donné cette idée; elle le fait pour des travaux d'un cours au baccalauréat.
Mon installation est la même: j'écoute la vidéo avec la planification détaillée sous les yeux, et la grille d'évaluation n'est pas bien loin. Cette fois, mes notes de rétroaction sont plus sommaires car elles concernent surtout les pistes d'amélioration que j'ai identifiées après la première vidéo.
J'ai utilisé le iPad pour l'enregistrement, et plus précisément, j'ai eu recours à l'application Hokusai (elle permet l'enregistrement, le stockage, l'édition, la compression, et l'envoi du fichier, via Dropbox). La procédure est longue (gros fichier oblige) et c'est pourquoi je n'ai pas dépassé 4 minutes avec cette première rétroaction.
Je ne veux pas trop ouvrir de nouvelles «portes» lors de cette rétroaction. J'aime bien l'idée de «conclure» ce stage avec un retour qui ressemble à un genre de fin. C'est ma récapitulation à moi! Et il y aura le stage 4 pour les prochains objectifs, les prochaines pistes d'amélioration. Ça, il y en aura toujours, et ce blogue en est la preuve!
La fois où je me suis senti le moins présent
Cette semaine, une stagiaire m'a causé bien du soucis. Par chance, mon «calvaire» fut de courte durée!
Dans un premier courriel, elle me demande des infos pour un contact dans la ville où elle se trouve, ou pour quelqu'un qui pourrait l'aider quant à son hébergement. Je réponds rapidement, lui témoigne de mon inquiétude. Elle réplique avec la même rapidité: il y a eu «dispute» avec la personne qui l'héberge et craint de se retrouver à la rue. Je tente de contacter mon contact (j'ai laissé un message téléphonique, mais je n'ai pas eu de retour d'appel), je rédige un courriel à l'enseignant associé (je me rends compte que je n'ai pas son #), je fais quelques recherches sur Internet pour un logement abordable, vérifie le prix des chambres d'hôtel...
Finalement, tout est rentré dans l'ordre! Les «colocataires» ont fait la paix. Et l'EA m'a répondu assez rapidement, il fut mis au courant (par moi ou la stagiaire?) et pouvait l'aider si une autre chicane survenait... J'étais rassuré. Ouf.
La morale? Un superviseur peut se sentir bien inutile dans ce genre de situation. Mais justement, une situation comme celle-ci risque moins d'arriver au Québec, lors d'un stage plus traditionnel.
Autre constat: la supervision à distance implique que la personne stagiaire doit avoir une certaine confiance envers son superviseur. Si la stagiaire ne m'avait pas fait signe et que ça s'était mal terminé pour le logement, aurait-elle eu l'«aide outre-mer» nécessaire? Dans ce cas-ci, l'EA a bien réagi (et la stagiaire est pleine de ressources), mais bon, on ne sait jamais.
Peut-être qu'il faudrait insister sur l'importance d'un plan b lors des stages à l'étranger. Ainsi, un plan b, ce n'est pas juste bon pour la planification!
Dans un premier courriel, elle me demande des infos pour un contact dans la ville où elle se trouve, ou pour quelqu'un qui pourrait l'aider quant à son hébergement. Je réponds rapidement, lui témoigne de mon inquiétude. Elle réplique avec la même rapidité: il y a eu «dispute» avec la personne qui l'héberge et craint de se retrouver à la rue. Je tente de contacter mon contact (j'ai laissé un message téléphonique, mais je n'ai pas eu de retour d'appel), je rédige un courriel à l'enseignant associé (je me rends compte que je n'ai pas son #), je fais quelques recherches sur Internet pour un logement abordable, vérifie le prix des chambres d'hôtel...
Finalement, tout est rentré dans l'ordre! Les «colocataires» ont fait la paix. Et l'EA m'a répondu assez rapidement, il fut mis au courant (par moi ou la stagiaire?) et pouvait l'aider si une autre chicane survenait... J'étais rassuré. Ouf.
La morale? Un superviseur peut se sentir bien inutile dans ce genre de situation. Mais justement, une situation comme celle-ci risque moins d'arriver au Québec, lors d'un stage plus traditionnel.
Autre constat: la supervision à distance implique que la personne stagiaire doit avoir une certaine confiance envers son superviseur. Si la stagiaire ne m'avait pas fait signe et que ça s'était mal terminé pour le logement, aurait-elle eu l'«aide outre-mer» nécessaire? Dans ce cas-ci, l'EA a bien réagi (et la stagiaire est pleine de ressources), mais bon, on ne sait jamais.
Peut-être qu'il faudrait insister sur l'importance d'un plan b lors des stages à l'étranger. Ainsi, un plan b, ce n'est pas juste bon pour la planification!
Que reste-t-il à faire?
Des stagiaires me demandent ce qu'il reste à faire - ce qu'il ne faut pas oublier - avant la fin du stage. J'ai écrit ceci à une stagiaire du groupe:
«Avant la fin du stage:
1- m’envoyer une 2e vidéo, avec la planification détaillée;
2- en prévision de la CARDEC du 17 janvier, réunir tes différents documents sous forme d’un carnet de stage (qui doit inclure tes planifications, le guide du projet en partenariat, la fiche de présence signée par ta EA, et tous les autres documents pertinents);
3- poursuivre ton journal de bord;
4- et contribuer au dernier forum.
…
et est-ce que tu t’es filmé à quelques reprises? Ça serait bien pour que tu puisses en tirer de bonnes pièces justificatives. Mais tu pourras aussi utiliser les 2 vidéos évaluées.»
«Avant la fin du stage:
1- m’envoyer une 2e vidéo, avec la planification détaillée;
2- en prévision de la CARDEC du 17 janvier, réunir tes différents documents sous forme d’un carnet de stage (qui doit inclure tes planifications, le guide du projet en partenariat, la fiche de présence signée par ta EA, et tous les autres documents pertinents);
3- poursuivre ton journal de bord;
4- et contribuer au dernier forum.
…
et est-ce que tu t’es filmé à quelques reprises? Ça serait bien pour que tu puisses en tirer de bonnes pièces justificatives. Mais tu pourras aussi utiliser les 2 vidéos évaluées.»
Une vidéo sans images
1- Qu’est-ce
que j’ai fait? J’ai évalué une vidéo sans images. Hé oui. Une
stagiaire, après plusieurs essais, a réussi à m’envoyer sa vidéo en 2 parties,
mais il n’y avait que du son. Au lieu de la faire recommencer, j’ai tenté de
faire l’évaluation de sa performance, avec la planification sous les yeux. Mon
objectif était d’être suffisamment attentif pour saisir le déroulement du cours
et lui offrir une rétroaction pertinente.
2- Qu’est-ce
qui s’est passé? Comment les étudiants ont-ils réagi? Qu’est-ce qui a bien (ou
moins bien) fonctionné? À mon grand étonnement, ça
s’est bien passé. Je ne voyais que la tout première image de la vidéo (qui me
donnait une idée de la classe, de l’environnement, ce qui n’est pas négligeable),
et pourtant, je saisissais beaucoup de choses : je pouvais savoir si elle
avait l’attention du groupe par le niveau de bruit (qui fut respectable en tout
temps), je pouvais imaginer qu’elle circulait en classe quand je l’entendais
faire une intervention individuelle près de la caméra... Pour la supervision à
distance, je me croyais dépendant de l’image, mais finalement, je ne le suis
pas tant que ça. Une des raisons pourquoi j’ai pu suivre le cours, c’est la
qualité de la planification détaillée. Puisqu’elle était bien justifiée, j’étais
un peu plus «dans la tête de la stagiaire». Mais je ne dis pas que l’image de
la vidéo n’est pas importante. Évidemment, je n’ai pas pu voir son non-verbal,
ni celui des élèves, je n’ai pas pu voir si elle utilisait des illustrations au
tableau, ou s’il y avait un plan de leçon au tableau. Avec l’étudiante, il
aurait été intéressant que je ne lui dise rien quant au problème technique,
pour connaître son point de vue sur mes rétroactions, mais j’ai été franc. Sa
première réaction fut la surprise et un certain découragement (pourquoi sa
vidéo ne fonctionnait pas ?), mais les commentaires ont semblé la
satisfaire : «Premièrement, merci pour tous ces beaux
commentaires. J'oserais dire que tu as de l'œil et que tu as un excellent sens
de l'observation (même si tu n'as rien vu de ma vidéo ahah). Rien ne
t'échappe.»
3- Quels
éléments généraux ou théoriques peuvent me permettre de comprendre la
situation? Quels principes/leçons est-ce que je peux dégager? Cette situation m’a fait penser à une étude qui stipulait que le
superviseur peut prévoir la réussite ou non d’un stagiaire avant même de
l’observer en classe, un peu comme si tout reposait sur sa perception de
l’étudiant hors des murs de l’école et/ou de l’environnement. Je doute de ces
conclusions (en fait, elles me font un peu peur). Dans ce cas-ci, j’avais
une opinion favorable de la stagiaire, mais je crois que la rétroaction aurait
pu aller dans toutes les directions. Par contre, l’importance d’une bonne
planification, d’une bonne routine de classe, est appuyée par plusieurs écrits,
et c’est ce qui se trouve au cœur de cette situation. J’écrivais un peu à la
blague que je me sentais «dans la tête de l’étudiante», et c’est ce que devrait
permettre une bonne planification détaillée. Est-ce que la planification
détaillée joue un rôle plus important en supervision à distance ? Je crois
que oui.
4- Qu’est-ce
que j’ai l’intention de faire? Quelles approches/méthodes sont possibles? Plus que jamais, je devrais insister sur la nécessité de proposer de
bonnes planifications détaillées lors de mes prochaines supervisions à
distance. Ma présence, par mes interventions, devient alors plus significative.
Et celle-ci pourra même se manifester suite à un visionnement sans images !
Un courriel envoyé à mes stagiaires
J'ai envoyé ce courriel le 10 décembre dernier:
Bonjour à vous 6,J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je me sens occupé comme jamais, mais le moral est excellent! Une des raisons de ma bonne humeur: mes 6 stagiaires hors-Québec vivent tous des expériences qui m’apparaissent enrichissantes, et ils sont tous sur la bonne voie afin de réussir ce stage 3!Je viens de compléter ma première vague de correction des vidéos. Celle-ci fut non seulement plus tardive, mais plus longue que prévue. Mais je suis satisfait du résultat.J’accorde beaucoup d’importance à cette première vidéo, et à la rétroaction de celle-ci. C’est la rétroaction de la 1ère «visite» qui est la plus importante! J’espère que mes commentaires vous seront utiles.Comme vous savez, je m’attends à voir sur la 2e vidéo un engagement de votre part quant aux différentes pistes d’amélioration (qui relèvent des 12 compétences). Ce n’est pas grave si tout ne se déroule pas à la perfection, mais je compte voir vos intentions dans la planification, l’action et la réflexion! Bon, la grande question: quand faut-il remettre la 2e vidéo? Idéalement, envoyez-la moi au plus tard le 20 décembre. Si l’envoi s'avère ardu, faites-le à votre retour au pays, au plus tard le 23 décembre. Mais avec Noël, le plus tôt sera le mieux.Pour éviter les difficultés technologiques, Dropbox semble être la voie à suivre, idéalement avec un envoi de 3-4 petits vidéos qui couvrent tout le cours.Ainsi, vous imaginez bien que je vais corriger durant le congé des Fêtes. Je vais regarder toutes vos vidéos, mais cette fois, je ne vous ferai pas un retour écrit. Par contre, je vais faire un retour vidéo ou audio, que je vous enverrai (p-e par Moodle). L’écrit, je le ferai dans votre grille d’évaluation! Déjà, suite à la première vidéo, j’ai mis plusieurs éléments positifs à votre grille.Est-ce que tout cela vous convient?Cette grille, je compte bien la partager avec vous lors de rencontres individuelles. On en discutera lors de la CARDEC du 17 janvier. Bon… Je compte écrire quelques entrées de blogue cette semaine car j’ai vécu de belles problématiques de supervision au cours des derniers jours! À suivre.À bientôt.
Bonjour à vous 6,J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je me sens occupé comme jamais, mais le moral est excellent! Une des raisons de ma bonne humeur: mes 6 stagiaires hors-Québec vivent tous des expériences qui m’apparaissent enrichissantes, et ils sont tous sur la bonne voie afin de réussir ce stage 3!Je viens de compléter ma première vague de correction des vidéos. Celle-ci fut non seulement plus tardive, mais plus longue que prévue. Mais je suis satisfait du résultat.J’accorde beaucoup d’importance à cette première vidéo, et à la rétroaction de celle-ci. C’est la rétroaction de la 1ère «visite» qui est la plus importante! J’espère que mes commentaires vous seront utiles.Comme vous savez, je m’attends à voir sur la 2e vidéo un engagement de votre part quant aux différentes pistes d’amélioration (qui relèvent des 12 compétences). Ce n’est pas grave si tout ne se déroule pas à la perfection, mais je compte voir vos intentions dans la planification, l’action et la réflexion! Bon, la grande question: quand faut-il remettre la 2e vidéo? Idéalement, envoyez-la moi au plus tard le 20 décembre. Si l’envoi s'avère ardu, faites-le à votre retour au pays, au plus tard le 23 décembre. Mais avec Noël, le plus tôt sera le mieux.Pour éviter les difficultés technologiques, Dropbox semble être la voie à suivre, idéalement avec un envoi de 3-4 petits vidéos qui couvrent tout le cours.Ainsi, vous imaginez bien que je vais corriger durant le congé des Fêtes. Je vais regarder toutes vos vidéos, mais cette fois, je ne vous ferai pas un retour écrit. Par contre, je vais faire un retour vidéo ou audio, que je vous enverrai (p-e par Moodle). L’écrit, je le ferai dans votre grille d’évaluation! Déjà, suite à la première vidéo, j’ai mis plusieurs éléments positifs à votre grille.Est-ce que tout cela vous convient?Cette grille, je compte bien la partager avec vous lors de rencontres individuelles. On en discutera lors de la CARDEC du 17 janvier. Bon… Je compte écrire quelques entrées de blogue cette semaine car j’ai vécu de belles problématiques de supervision au cours des derniers jours! À suivre.À bientôt.
jeudi 5 décembre 2013
Le courriel est notre ami
Aujourd'hui, j'ai aussi répondu à quelques questions de mes stagiaires par courriel. Ces retours par l'écrit, réalisés dans un délai raisonnable, font également partie de cette supervision à distance, et je dirais qu'ils contribuent à ce sentiment de présence que j'essais de susciter chez mes stagiaires. Voici deux des «incidents» du jour:
1- une stagiaire a posé une action qui cadre avec sa vision du rôle de l'enseignant, mais qui a dérangé un autre enseignant de son école, ainsi que son EA. Elle me demande conseil. J'ai proposé quelques pistes. Il semble que la situation a pu se régler ensuite.
2- un stagiaire se questionne sur la pertinence du projet de coopération. C'est un peu un classique car ce travail n'étant pas évalué directement, on peut le percevoir comme une tâche ouverte! Toute tâche ouverte apporte son lot d'interprétation. Et les options sont nombreuses. J'ai confirmé au stagiaire l'importance de ce projet pour le stage 3, qu'il soit petit ou grand. Sans projet, la compétence 9 prend difficilement son envol, et cela aura un impact sur le cyberfolio. D'autres compétences écopent pour quelques composantes bien précises.
Est-ce que la supervision demeure «personnalisée», malgré la distance? Si c'est le cas, je crois que le courriel y aura contribué.
1- une stagiaire a posé une action qui cadre avec sa vision du rôle de l'enseignant, mais qui a dérangé un autre enseignant de son école, ainsi que son EA. Elle me demande conseil. J'ai proposé quelques pistes. Il semble que la situation a pu se régler ensuite.
2- un stagiaire se questionne sur la pertinence du projet de coopération. C'est un peu un classique car ce travail n'étant pas évalué directement, on peut le percevoir comme une tâche ouverte! Toute tâche ouverte apporte son lot d'interprétation. Et les options sont nombreuses. J'ai confirmé au stagiaire l'importance de ce projet pour le stage 3, qu'il soit petit ou grand. Sans projet, la compétence 9 prend difficilement son envol, et cela aura un impact sur le cyberfolio. D'autres compétences écopent pour quelques composantes bien précises.
Est-ce que la supervision demeure «personnalisée», malgré la distance? Si c'est le cas, je crois que le courriel y aura contribué.
Visioconférence à l’ère des réseaux instables (et la fiabilité d'un appel téléphonique)
Il y a eu les difficultés d’envois de vidéos, mais il y a
aussi eu des visioconférences instables. La dernière s’est déroulée ce matin,
alors qu’une stagiaire voulait discuter de son projet de coopération. Après
quelques tentatives (le Skype coupait constamment), nous avons opté pour le téléphone… Au moins la ligne fut
stable!
/
Également ce matin, j'ai eu une conversation téléphonique avec deux enseignants associés. Leurs questions concernaient les compétences professionnelles à évaluer. Nous avons parcouru la grille, j'ai reformulé certaines composantes, donné des exemples...
Que ces deux EA me posent ces questions, et que je trouve les réponses pour les rassurer, j'ai trouvé cela... rassurant. Malgré la distance, j'ai pu jouer mon rôle de superviseur auprès de ceux qui accompagnent mes stagiaires.
Début de la fin pour les premières vidéos, et anticipation des deuxièmes vidéos.
Cette entrée de blogue est en réponse aux commentaires et questions d'une étudiante.
Aujourd'hui, j'ai reçu (avec beaucoup de retard) la 1ère vidéo de quelques-uns d'entre vous. Le délai s'explique par les difficultés d'envoi des documents. En début de semaine prochaine, j'aurai complété la correction de ces premières vidéos. À ce moment, je donnerai le signal pour la 2e vidéo, qui sera sûrement la dernière pour la majorité d'entre vous.
Je vais tenter une autre formule pour la rétroaction: après le visionnement de votre 2e vidéo, je vais vous enregistrer mes commentaires de manière audio et vous envoyer le tout via Moodle (qui permet la réception de gros documents).
Quand pensez-vous que vous pourrez m'envoyer cette 2e vidéo? Il faudra que ce soit durant la semaine du 16 décembre! Au moins, vous avez l'expérience du premier envoi!
/
Constat: vous avez tous utilisez Dropbox pour l'envoi de votre vidéo. Je sais que certains ont essayer le procédure universitaire. Merci pour cet essai.
Aujourd'hui, j'ai reçu (avec beaucoup de retard) la 1ère vidéo de quelques-uns d'entre vous. Le délai s'explique par les difficultés d'envoi des documents. En début de semaine prochaine, j'aurai complété la correction de ces premières vidéos. À ce moment, je donnerai le signal pour la 2e vidéo, qui sera sûrement la dernière pour la majorité d'entre vous.
Je vais tenter une autre formule pour la rétroaction: après le visionnement de votre 2e vidéo, je vais vous enregistrer mes commentaires de manière audio et vous envoyer le tout via Moodle (qui permet la réception de gros documents).
Quand pensez-vous que vous pourrez m'envoyer cette 2e vidéo? Il faudra que ce soit durant la semaine du 16 décembre! Au moins, vous avez l'expérience du premier envoi!
/
Constat: vous avez tous utilisez Dropbox pour l'envoi de votre vidéo. Je sais que certains ont essayer le procédure universitaire. Merci pour cet essai.
lundi 2 décembre 2013
La lenteur des envois de vidéos
Jusqu’à maintenant, la principale problématique de cette
supervision à distance relève de l’envoi des vidéos. Les fichiers sont trop
lourds, l’Internet est trop lent, le service de transfert de l’université n’est
pas fiable… Les stagiaires peinent à m’envoyer une première vidéo, mais aujourd’hui,
j’en ai reçu trois (grâce à Dropbox).
…et c’est moi maintenant qui ai de la difficulté à
télécharger et convertir les fichiers (j'utilise Smart Converter sur Mac). C’est long!!! Ce soir, la conversion de
la vidéo d’une étudiante a duré près de trois heures.
J’avais comme objectif de faire un retour sur la vidéo aux
stagiaires dans les 48 heures, mais je ne sais pas si j’y arriverai. J’avais
réservé beaucoup de temps la semaine dernière pour la correction (je croyais que j'allais recevoir toutes les premières vidéos), mais mon
horaire est plus chargé cette semaine.
Avec ces retards, je vais peut-être devoir ajuster les délais
pour la 2e vidéo. J’aimerais bien donner mon évaluation du stage aux
étudiants avant le congé des Fêtes, mais pour cela, il me faudrait la 2e
vidéo le lundi 16 décembre. Est-ce réaliste? Je terminerai la correction de la 1ère pour le savoir!
mercredi 27 novembre 2013
Dans le doute, on «skype»...
Il y a quelques jours, un stagiaire m'a contacté afin qu'on discute sur Skype. C'était à la suite de mes commentaires sur ses premières planifications. Par mon courriel, j'avais volontairement tirer la sonnette d'alarme car ses planifications ne rencontraient vraiment pas les normes universitaires. L'étudiant a réagi merveilleusement bien en voulant en discuter sur Skype. La discussion sur visioconférence fut brève, mais efficace. Je l'ai rassuré (il a toute ma confiance), il m'a rassuré (il sait ce qu'il a à faire pour améliorer ses planifications), et j'espère que son stage a pu démarrer sur des bases plus solides.
Comme je lui ai dit, je préfère être un superviseur qui sert des avertissements en début de stage, qu'un superviseur qui le fait en fin de stage, au moment de l'évaluation finale.
J'ai été plutôt satisfait que cette intervention se déroule bien à distance. Et la visioconférence s'est imposée de belle façon.
Comme je lui ai dit, je préfère être un superviseur qui sert des avertissements en début de stage, qu'un superviseur qui le fait en fin de stage, au moment de l'évaluation finale.
J'ai été plutôt satisfait que cette intervention se déroule bien à distance. Et la visioconférence s'est imposée de belle façon.
Premier retour sur la vidéo d’un stagiaire
Je
crois que j’ai eu mon premier «choc de supervision à distance» en effectuant un
premier retour sur la première vidéo d’un stagiaire. Afin d’investiguer ma
pratique (et peut-être d’en corriger certains aspects), je vais suivre le cycle
de l’apprentissage expérientiel de Kolb (1984) :
1- Qu’est-ce
que j’ai fait? Face à la vidéo (envoyé en 2 parties grâce à Dropbox), je me
suis préparé comme quand je vais en classe. J’avais la planification détaillée
devant moi, ainsi que la grille d’évaluation du stage 3 (afin de pouvoir
référer à certains indicateurs). Au lieu de prendre des notes sur une feuille
(que je laisse habituellement à la personne stagiaire), j’ai commenté et annoté
directement sur la planification détaillée. L’avantage de la vidéo : je
mets sur pause, et je note tout ce que j’ai en tête. Parfois, je rédigeais
quelque chose, et je trouvais ma réponse plus loin, ou le stagiaire le
mentionnait un peu plus tard qu’il ne l’avait prévu originalement sur sa
planification. Déjà, je pouvais noter une progression chez la planification de
ce stagiaire (j’avais consulté les deux premières de son stage), mais j’avais
encore plusieurs interrogations à lui soumettre, plusieurs commentaires à
faire. C’était un bon cours, mais le stagiaire ne s’était pas donné beaucoup de
mal : introduction minimale (sans élément déclencheur), bref exposé d’un
élément théorique (duquel on dégage difficilement une conception de
l’apprentissage on un réinvestissement de méthodes issues de la didactique),
exercices, retour en grand groupe, lecture d’un texte par différents élèves,
et… il manquait la conclusion. Un bon cours (bien adapté au fait que la période
d’enseignement était de 45 minutes), mais qui permet difficilement au
superviseur que je suis d’évaluer 12 compétences professionnelles! Comme je le
fais en supervision traditionnelle, j’ai résumé tous mes commentaires par trois
éléments (je juge que ce nombre d’éléments peut donner une direction claire
quant à la progression attendue pour la prochaine vidéo). Il s’agit des trois
choses que je considère les plus importantes afin que l’étudiant progresse dans
le cadre de son stage 3. Habituellement, avec le temps limité de la visite en
direct, je dois rapidement trouver ces trois éléments. Cette fois, ça m’a pris
beaucoup de temps. Je me demandais quels éléments allaient le plus aider mon
stagiaire. Je voulais le stimuler, le motiver, afin qu’il prenne des risques,
qu’ils sortent un peu de sa zone de confort. Et j’ai envoyé le tout à
l’étudiant.
2- Qu’est-ce
qui s’est passé? Comment les étudiants ont-ils réagi? Qu’est-ce qui a bien ou
moins bien fonctionné? Je n’ai pas eu de nouvelle de l’étudiant, et
aujourd’hui, je l’ai relancé afin de savoir comment il avait perçu mes
commentaires car j’ai cette impression qu’il me manque sa réaction afin de
compléter mon évaluation formative. En fait, il me manque son autoévaluation; il
m’avait fourni une évaluation formative écrite venant de son enseignante
associée, mais pas la sienne. Sans ça, ce processus m’apparait incomplet.
Est-ce que le retour filmé que j’ai demandé aurait aidé? Sûrement. C’est un peu
comme si je n’avais pas laissé la parole au stagiaire lors de l’entretien
post-leçon, et que j’avais occupé toute la place.
3- Quels
éléments généraux ou théoriques peuvent me permettre de comprendre la
situation? Quels principes/leçons est-ce que je peux dégager? Évidemment, ma
conception de la supervision (explicitée sur ce blogue le 20 novembre dernier)
teinte ma compréhension de la situation. En étant le seul à réagir, je n’ai pas
établi la relation de collaboration que je recherche. J’espère que le stagiaire
pourra en tirer une réflexion de qualité, qu’il ne perçoit pas mes commentaires
comme étant trop rigides. Comme le mentionne Brunelle, Coulibaly, Brunelle,
Martel et Spallanzani (1991), le point de départ de la supervision est le
supervisé et l’expérience qu’il vit. Mais pour cela, le stagiaire doit utiliser
les TIC à sa disposition pour en témoigner.
4- Qu’est-ce que j’ai l’intention de faire? Quelles
méthodes/approches sont possibles? Premièrement, je vais insister pour que les
stagiaires effectuent ce retour post-leçon avec leur enseignant associé, face à
la caméra. Et une fois qu’ils ont reçu mes commentaires réunis sur leur
planification détaillés, j’aimerais qu’il réagisse (sur leur blogue, en
m’écrivant, en m’appelant, en se filmant sur une vidéo en ligne…). Et tout cela
m’amène à donner encore plus de valeur au blogue (qui me permet de mieux
comprendre la réalité du stagiaire), surtout dans le contexte de la supervision
à distance.
lundi 25 novembre 2013
Pratique réflexive de la supervision en ligne
J’ai reçu une première vidéo d’un de mes stagiaires; c’est
en train de se télécharger sur mon ordinateur. Ainsi, je vais débuter le
processus d’évaluation formative avec la grille d’évaluation. Pour Malo et Bourassa
(2008), l’évaluation des compétences représente une occasion pour réfléchir à
l’efficacité de ses gestes professionnels en fonction des situations
rencontrées par les stagiaires.
Sur ce blogue, je vais remettre en question ma pratique de
superviseur (et par le fait même d’évaluateur) en suivant un certain modèle
afin d’établir ce qui pourrait être ma théorie d’action (Argyris et Schön,
2002). En fait, je vais tenter de voir s’il y a un écart entre ma théorie
professée et celle pratiquée.
Puisque mes stagiaires peuvent lire ce blogue, je consolide
cette idée de collaboration avec eux. En questionnant ma pratique, je ferai
part de mes incertitudes et cela pourrait me placer dans une position de
vulnérabilité. Il sera intéressant de voir quelles seront leurs réactions face
à mes remises en question.
Cette investigation de ma pratique est effectuée selon une
épistémologie de l’agir professionnel de Schön (1983), mais c’est le cycle de
l’apprentissage expérientiel de Kolb (1984) qui apporte la structure nécessaire.
En voici les 4 grandes étapes :
1-
PRATIQUER : Expérience concrète dans la
pratique
2-
ANALYSER : Investigation par observation
réfléchie, questionnement
3-
GÉNÉRALISER : Conceptualisation de l’action
par théories et/ou concepts sur l’enseignement-apprentissage
4-
TRANSFÉRER : Déduction d’implications,
validation de l’action dans l’expérimentation active
Sur ce blogue sur la pédagogie universitaire, on y retrouve
une petite schématisation : http://pedagogieuniversitaire.wordpress.com/2009/05/24/reflechir-a-son-enseignement/
J’aime bien le questionnement qu’y propose Daele (2009) pour
chacune des étapes et des transitions :
1-
Qu’est-ce que j’ai fait?
a.
Quel était le contexte de mon intervention? Quel
était l’objectif de cette intervention?
2-
Qu’est-ce qui s’est passé? Comment les étudiants
ont-ils réagi? Qu’est-ce qui a bien (ou moins bien) fonctionné?
a.
Pourquoi est-ce que cela a bien (ou moins bien)
fonctionné?
3-
Quels éléments généraux ou théoriques peuvent me
permettre de comprendre la situation? Quels principes/leçons est-ce que je peux
dégager?
a.
Qu’est-ce que je pourrais faire d’autre ou
différemment?
4-
Qu’est-ce que j’ai l’intention de faire? Quelles
approches/méthodes sont possibles?
a.
Comment va se dérouler ma prochaine
intervention? Comment vais-je m’y prendre?
/
Argyris, C. et Schön, D.A. (2002). Apprentissage organisationnel. Théorie, Méthode, Pratique.
Paris : De Boeck.
Daele, A. (2009). Réfléchir à son enseignement. Pédagogie universitaire – Enseigner et
apprendre en pédagogie universitaire. Document téléaccessible à l’adresse <http://pedagogieuniversitaire.wordpress.com/2009/05/24/reflechir-a-son-enseignement/>
Consulté le 25 novembre 2013.
Kolb, D. A. (1984). Experiential
Learning - Experience as the source of learning and development. Englewoods
Cliffs (NJ): Prentice-Hall.
Malo, A. et Bourassa, B. (2008). La place du stagiaire comme partenaire de sa formation :
supervision ou accompagnement. Communication présentée au Colloque
interrégional Tabes régionales de concertation des stages en enseignement du
Grand Montréal. Montréal, 25 avril.
Schön, D.A. (1983). The
Reflexive Practioner. New York : Basic Books.
vendredi 22 novembre 2013
Consignes pour la première vidéo
Voici un extrait d'un courriel envoyé ce matin à une stagiaire. Il s'agit de consignes pour la première vidéo, celle qui remplace la première visite de supervision:
Bonjour,
Je vais mettre tous tes collègues en cc afin que tout le monde procède de la même façon pour les vidéos. Ce fut dit lors du 2e CARDEC, mais il est temps de revenir là-dessus!
Lors de votre 1er cours filmé pour la supervision:
1- avant le cours, vous vous adressez à la caméra et vous expliquez le contexte de la classe, de la journée. (5 minutes environ)
2- pendant le cours, la caméra vous filme, si possible de l’arrière de la classe afin de voir l’arrière des têtes des élèves (dans le respect des normes éthiques de l’école). Il faut bien vous voir, bien vous entendre, bien voir ce qui est écrit au tableau. La caméra peut être sur un trépied, ou être manipulé pas un collègue. Vous pouvez arrêter l’enregistrement à différents moments pour le repartir aussitôt, afin de faire plusieurs segments de film qui seront plus faciles à envoyer.
3- après le cours (tout de suite après ou plus tard dans la journée), vous et votre EA, vous discutez face à la caméra quant au déroulement de la période (15 minutes environ)
4- Une fois les fichiers vidéos compressés sur votre ordinateur, vous me les envoyer, avec la planification détaillée de la période filmée. Idéalement, vous utilisez la procédure d’envoi de fichiers lourds de l’UdeS (sur le Moodle), mais si ça ne marche pas, optez pour Dropbox ou wetransfer, ou autre service d’envoi de fichiers lourds. Si vous avez de la difficulté, faites-moi signe.
5- Une fois reçu, je tente de vous retourner votre planification avec les commentaires de mon visionnement dans les 48 heures, et si nécessaire, nous fixons une rencontre.
/
Cette méthode est celle des superviseurs de la Maîtrise qualifiante (où la supervision se fait uniquement à distance). Mais je peux l’adapter selon vos besoins.
Bonjour,
Je vais mettre tous tes collègues en cc afin que tout le monde procède de la même façon pour les vidéos. Ce fut dit lors du 2e CARDEC, mais il est temps de revenir là-dessus!
Lors de votre 1er cours filmé pour la supervision:
1- avant le cours, vous vous adressez à la caméra et vous expliquez le contexte de la classe, de la journée. (5 minutes environ)
2- pendant le cours, la caméra vous filme, si possible de l’arrière de la classe afin de voir l’arrière des têtes des élèves (dans le respect des normes éthiques de l’école). Il faut bien vous voir, bien vous entendre, bien voir ce qui est écrit au tableau. La caméra peut être sur un trépied, ou être manipulé pas un collègue. Vous pouvez arrêter l’enregistrement à différents moments pour le repartir aussitôt, afin de faire plusieurs segments de film qui seront plus faciles à envoyer.
3- après le cours (tout de suite après ou plus tard dans la journée), vous et votre EA, vous discutez face à la caméra quant au déroulement de la période (15 minutes environ)
4- Une fois les fichiers vidéos compressés sur votre ordinateur, vous me les envoyer, avec la planification détaillée de la période filmée. Idéalement, vous utilisez la procédure d’envoi de fichiers lourds de l’UdeS (sur le Moodle), mais si ça ne marche pas, optez pour Dropbox ou wetransfer, ou autre service d’envoi de fichiers lourds. Si vous avez de la difficulté, faites-moi signe.
5- Une fois reçu, je tente de vous retourner votre planification avec les commentaires de mon visionnement dans les 48 heures, et si nécessaire, nous fixons une rencontre.
/
Cette méthode est celle des superviseurs de la Maîtrise qualifiante (où la supervision se fait uniquement à distance). Mais je peux l’adapter selon vos besoins.
mercredi 20 novembre 2013
Inclusion de compétences dans la planification
J'ai fait un commentaire à un stagiaire à l'égard de ses planifications. Je lui suggérais de manifester plus d'une compétence par ses préparations de cours. Il m'est revenu avec ce commentaire. Il se dit perplexe...
La planification relève de la compétence 3, mais je suis d'avis que plusieurs autres compétences peuvent se manifester dans un plan de leçon.
Par exemple, en préparant une entrée en matière avec un élément déclencheur de nature historique, le stagiaire manifeste la C1, il joue son rôle de passeur culturel. En indiquant à sa planification ses règles de classe afin de bien les communiquer au groupe, ou en indiquant le déroulement des transitions, il s'agit d'une préparation à la gestion de classe (C6). En ajoutant à sa planification une grille d'observation pour une évaluation formative, on est dans la C5. Si un élève nécessite la planification d'une activité adaptée: C7. En conclusion du cours, vous suggérez des sites web afin de poursuivre la réflexion entamée dans le cours: C8.... Je crois que vous avez compris mon idée! :)
Toute la formation en enseignement (au BES ou au BEALS) tourne autour des 12 compétences, et en stage, c'est tout particulièrement le cas. Je dois penser en fonction de celles-ci, et vous aussi.
Lorsque je vais vous évaluer, je vais me baser sur des éléments quantifiables et observables. Si les planifications des cours que vous allez filmer (et m'envoyer ensuite) sont riches d'une réflexion sur les 12 compétences, je crois que cela peut faire une différence en classe, mais aussi sur mon jugement à l'égard de votre performance en stage.
Qu'en pensez-vous?
Pour vous, est-ce qu'il est possible d'évaluer les 12 compétences avec seulement 2 visites en classe (ou 2 vidéos)?
Poser la question, c'est presqu'y répondre. D'où l'importance de bien planifier, mais aussi des blogues et du forum. Tout cela forme un tout qui prend de l'importance avec le contexte de distance.
Il ne faut juste pas que ça devienne trop lourd! J'en ai pris bonne note!
La planification relève de la compétence 3, mais je suis d'avis que plusieurs autres compétences peuvent se manifester dans un plan de leçon.
Par exemple, en préparant une entrée en matière avec un élément déclencheur de nature historique, le stagiaire manifeste la C1, il joue son rôle de passeur culturel. En indiquant à sa planification ses règles de classe afin de bien les communiquer au groupe, ou en indiquant le déroulement des transitions, il s'agit d'une préparation à la gestion de classe (C6). En ajoutant à sa planification une grille d'observation pour une évaluation formative, on est dans la C5. Si un élève nécessite la planification d'une activité adaptée: C7. En conclusion du cours, vous suggérez des sites web afin de poursuivre la réflexion entamée dans le cours: C8.... Je crois que vous avez compris mon idée! :)
Toute la formation en enseignement (au BES ou au BEALS) tourne autour des 12 compétences, et en stage, c'est tout particulièrement le cas. Je dois penser en fonction de celles-ci, et vous aussi.
Lorsque je vais vous évaluer, je vais me baser sur des éléments quantifiables et observables. Si les planifications des cours que vous allez filmer (et m'envoyer ensuite) sont riches d'une réflexion sur les 12 compétences, je crois que cela peut faire une différence en classe, mais aussi sur mon jugement à l'égard de votre performance en stage.
Qu'en pensez-vous?
Pour vous, est-ce qu'il est possible d'évaluer les 12 compétences avec seulement 2 visites en classe (ou 2 vidéos)?
Poser la question, c'est presqu'y répondre. D'où l'importance de bien planifier, mais aussi des blogues et du forum. Tout cela forme un tout qui prend de l'importance avec le contexte de distance.
Il ne faut juste pas que ça devienne trop lourd! J'en ai pris bonne note!
Ma conception de la supervision
Sur
le forum du stage de mes étudiants, nous avons discuté de
l’importance de la complexité afin que les situations soient engageantes,
stimulantes. L’apprentissage à l’enseignement est aussi complexe, et par le
fait même, la supervision peut s’avérer un art en soi! Dans ce billet de blogue, je
vais établir certaines bases de ma conception de la supervision.
Généralement,
la supervision pédagogique désigne l’encadrement et l’accompagnement de
stagiaires en formation en enseignement. Comme superviseur, on repose notre
pratique sur nos expériences, notre savoir, nos valeurs… Les influences peuvent
être nombreuses. La supervision peut donc s’exercer de multiples façons. En ce
sens, on peut difficilement exiger que tous les superviseurs soient semblables,
comme il est impensable d’exiger aux enseignants de donner leur cours de la
même façon!
Kortagen
(2001) affirme qu’une bonne supervision combine la confrontation et la
sécurité. J’adhère à ça. Ça relève de la supervision de soutien (Zahorik,
1988). Il faut proposer un cadre, rappeler certains principes, théories, mais
il faut faire preuve d’ouverture, proposer des conditions favorables à la
réflexion.
Selon
l’approche réflexive (Zeichner et Liston, 1987, tiré de Pajak, 2000), le savoir
est émergent, négocié, centré autour de la recherche et la réflexion. Quant à la
relation d’autorité, elle est collaborative et orientée vers la recherche.
Andrew (2007) mentionne que les positions du superviseur ont une forte
influence sur l’expérience des stagiaires. Ainsi, pour avoir des enseignants
réflexifs, il faut des superviseurs réflexifs. Par ailleurs, au Québec, le
programme de formation initiale à l’enseignement a comme objectif de former des
praticiens réflexifs (MEQ, 2001).
Le
blogue est un bon outil pour guider une démarche réflexive. Pour Davis (2006),
la réflexion relève d’une analyse des connections et des relations entre ce qui
est su et ce qui expérimenté. Les fameux liens théorie-pratique! Une étude de
Harland et Wondra (2011) révèle que les étudiants en formation qui tiennent un
blogue démontrent un meilleur niveau de réflexion que ceux qui témoignent de
leur réflexivité par des travaux de fin de session. Si c’est bon pour les
étudiants, c’est sûrement bon pour les superviseurs… D’où l’idée de blogue (qui
commence à prendre forme)!
Dans
un prochain billet de blogue, je développerai un cadre théorique pour mes réflexions.
/
Références:
Andrew, L. (2007). A New University
Supervisor : Their Experiences and Enrichment. Essays in Education, 22,
p. 12-27
Davis, E.A. (2006). Characterezing
productive reflection among preservice elementary teachers: Seeing what
matters. Teaching and teacher Education,
22, p. 281-301.
Harland, D.J. et Wondra, J.D. (2011).
Preservice Teachers’ Reflection on Clinical Experiences: A Comparison of Blog
and Final Paper Assignments. Journal of
Digital Learning in teacher Education, 27(4),
p. 128-133.
Kortagen,
F. (2001). Linking practice and theory,
the pedagogy of realistic teacher education. Mahivah : Lawrence
Erlbaum Associates.
MEQ
(2001). La formation à l’enseignement.
Les orientations. Les compétences professionnelles. Prendre le virage du succès.
Québec : Gouvernement du Québec.
Pajak,
E. (2000) Approaches to clinical supervision : alternatives for improving
instruction (2e éd.) Norwood : Christopher-Gordon Publisher.
Zahorik,
J. (1988). The observing-conferencing role of university supervisors. Journal of Teacher Education, 39(2), p. 6-9.