mercredi 20 novembre 2013

Ma conception de la supervision

Sur le forum du stage de mes étudiants, nous avons discuté de l’importance de la complexité afin que les situations soient engageantes, stimulantes. L’apprentissage à l’enseignement est aussi complexe, et par le fait même, la supervision peut s’avérer un art en soi! Dans ce billet de blogue, je vais établir certaines bases de ma conception de la supervision.
Généralement, la supervision pédagogique désigne l’encadrement et l’accompagnement de stagiaires en formation en enseignement. Comme superviseur, on repose notre pratique sur nos expériences, notre savoir, nos valeurs… Les influences peuvent être nombreuses. La supervision peut donc s’exercer de multiples façons. En ce sens, on peut difficilement exiger que tous les superviseurs soient semblables, comme il est impensable d’exiger aux enseignants de donner leur cours de la même façon!
Kortagen (2001) affirme qu’une bonne supervision combine la confrontation et la sécurité. J’adhère à ça. Ça relève de la supervision de soutien (Zahorik, 1988). Il faut proposer un cadre, rappeler certains principes, théories, mais il faut faire preuve d’ouverture, proposer des conditions favorables à la réflexion.
Selon l’approche réflexive (Zeichner et Liston, 1987, tiré de Pajak, 2000), le savoir est émergent, négocié, centré autour de la recherche et la réflexion. Quant à la relation d’autorité, elle est collaborative et orientée vers la recherche. Andrew (2007) mentionne que les positions du superviseur ont une forte influence sur l’expérience des stagiaires. Ainsi, pour avoir des enseignants réflexifs, il faut des superviseurs réflexifs. Par ailleurs, au Québec, le programme de formation initiale à l’enseignement a comme objectif de former des praticiens réflexifs (MEQ, 2001).
Le blogue est un bon outil pour guider une démarche réflexive. Pour Davis (2006), la réflexion relève d’une analyse des connections et des relations entre ce qui est su et ce qui expérimenté. Les fameux liens théorie-pratique! Une étude de Harland et Wondra (2011) révèle que les étudiants en formation qui tiennent un blogue démontrent un meilleur niveau de réflexion que ceux qui témoignent de leur réflexivité par des travaux de fin de session. Si c’est bon pour les étudiants, c’est sûrement bon pour les superviseurs… D’où l’idée de blogue (qui commence à prendre forme)!
Dans un prochain billet de blogue, je développerai un cadre théorique pour mes réflexions.
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Références:
Andrew, L. (2007). A New University Supervisor : Their Experiences and Enrichment. Essays in Education, 22, p. 12-27
Davis, E.A. (2006). Characterezing productive reflection among preservice elementary teachers: Seeing what matters. Teaching and teacher Education, 22, p. 281-301.
Harland, D.J. et Wondra, J.D. (2011). Preservice Teachers’ Reflection on Clinical Experiences: A Comparison of Blog and Final Paper Assignments. Journal of Digital Learning in teacher Education, 27(4), p. 128-133.
Kortagen, F. (2001). Linking practice and theory, the pedagogy of realistic teacher education. Mahivah : Lawrence Erlbaum Associates.
MEQ (2001). La formation à l’enseignement. Les orientations. Les compétences professionnelles. Prendre le virage du succès. Québec : Gouvernement du Québec.
Pajak, E. (2000) Approaches to clinical supervision : alternatives for improving instruction (2e éd.) Norwood : Christopher-Gordon Publisher.
Zahorik, J. (1988). The observing-conferencing role of university supervisors. Journal of Teacher Education, 39(2), p. 6-9.

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