mardi 19 novembre 2013

Première vague de planifications

J’ai été pas mal occupé au cours des derniers jours à parcourir les planifications à moyen terme et planifications détaillées de mes étudiants en stage hors-Québec. Je regarde ça dans le détail et je commente abondamment. C’est long, mais très intéressant, surtout lorsque la planification témoigne de la conception de l’apprentissage et de l’enseignement du stagiaire.
Habituellement, dans un stage traditionnel au Québec, les stagiaires doivent nous remettre ces documents bien avant le début du stage intensif, mais puisqu’il s’agit d’un stage hors-Québec, et qu’ils sont accueillis par des enseignants qui ne sont pas habitués à nos exigences, j’ai ouvert la porte à un délai beaucoup plus court : ils devaient me remettre leurs planifications juste avant le stage intensif. D’ailleurs, j’ai une stagiaire qui ne m’a encore rien remis, puisqu’elle a retardé le jour 1 de son stage intensif (j’ai également permis cette extension lorsque le contexte le suggérait).
Le désavantage de (presque) tout recevoir à la dernière minute : les stagiaires n’ont pas beaucoup de temps pour se réajuster. Par contre, je commente de manière très ouverte, par des questions, des suggestions. Parfois, je suis un peu plus catégorique, mais j’explique aux stagiaires que ce sont eux qui ont le dernier mot. Ils n’ont pas à me resoumettre le tout; le stage doit suivre son cours.
Par les commentaires, je veux les stimuler, les amener à reconsidérer leur travail de planification. Et comme «superviseur-évaluateur», je leur rappelle qu’ils ont 12 compétences à travailler et que celles-ci peuvent se manifester lors des planifications (une entrée en matière qui relève de la C1, des transitions qui considèrent la C6, une conclusion qui implique la C5…).
J’ai eu droit à des planifications exceptionnelles avec des justifications qui allaient bien au-delà de mes attentes, et j’ai aussi eu des planifications avec le strict minimum. Comme superviseur, lorsqu’une planification ne donne pas assez d’informations sur le déroulement du cours, il est très difficile pour moi de juger si la personne stagiaire est prête. Heureusement, j’ai des stagiaires que je commence à bien connaître, et je sais qu’ils prennent au sérieux leur préparation. Je ne suis donc pas trop inquiet.
Est-ce que mes commentaires et mes questions sur les planifications sont reçus positivement? Est-ce que cela aura un impact positif sur le démarrage du stage intensif de mes stagiaires?
Est-ce que j’en dis trop? Pas assez?
Est-ce que ma vision de la planification est trop étroite?

En supervision, il y a ce paradoxe entre le fait de vouloir laisser l’étudiant découvrir sa propre façon de planifier, et un cadre de planification soutenu par les écrits scientifiques. Suis-je capable d’établir un juste équilibre? Je suis d’avis que les stagiaires doivent également rechercher cet équilibre puisqu’ils sont en formation : créer des planifications à la fois utiles et réfléchies.

1 commentaire:

Matthieu Petit a dit…

La planification prend une importance encore plus grande dans un contexte de supervision à distance. Par exemple, si l'étudiant n'y a pas indiqué ses intentions pédagogiques, le superviseur ne pourra pas le questionner après la période à ce sujet (à moins que la vidéo se fasse en synchrone).

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